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Histoire et genèse de la fontaine de Jeddah, l’icône aquatique de Djeddah

La Fontaine de Jeddah, l’icône aquatique de Djeddah en Arabie Saoudite

Historique et genèse de la fontaine de Jeddah

La fontaine de Jeddah, appelée officiellement jet d’eau du roi Fahd, prend forme au tout début des années 1980, dans un contexte de transformation rapide de Djeddah, alors promue porte de La Mecque ? et hub logistique majeur pour le Hayy. Les travaux s’étalent entre 1980 et 1983, avant une mise en service dans sa configuration actuelle en 1985, avec une inauguration parfois datée de 1986 selon certaines sources, ce qui témoigne d’un phasage technique et protocolaire étalé sur plusieurs années.

Ce monument est offert à la ville par le roi Fahd ben Abdelaziz Al Saoud, souverain d’Arabia Saudita de 1982 à 2005, comme un cadeau officiel destiné à incarner la modernisation de la côte de la mer Rouge. La commande royale s’inscrit dans un programme plus vaste d’aménagement de la Corniche de Djeddah, avec création de parcs, promenades littorales et espaces publics destinés à renforcer l’attractivité de la ville. Nous sommes face à un projet pleinement politique, qui associe image internationale, tourisme et affirmation d’une identité urbaine contemporaine.

  • Période de construction : entre 1980 et 1983, sur décision royale.
  • Mise en service : 1985, avec mention d’une inauguration officielle autour de 1985–1986.
  • Donateur : roi Fahd ben Abdelaziz Al Saoud, chef d’État saoudien.
  • Localisation : côte de la mer Rouge, au large de la Corniche de Djeddah.

Le concept s’inspire directement du célèbre Jet d’Eau de Genève, monument emblématique de la ville de Genève, en Suisse. Toutefois, les ingénieurs et les autorités saoudiennes souhaitent aller au-delà du modèle helvétique, en visant un record mondial de hauteur pour un jet d’eau, tout en affichant une stature comparable à celle de la Statue de la Liberté à New York. Cette logique de dépassement, très caractéristique des grands projets saoudiens des années 1980, se lit dans les chiffres : une hauteur pouvant atteindre 312 mètres, soit bien au-delà des standards alors en vigueur.

Sur le plan de la conception, la fontaine est attribuée à la société américaine WET Design, entreprise de design aquatique basée aux États-Unis, qui signera plus tard des projets spectaculaires comme les fontaines du Bellagio à Las Vegas. Pour la fontaine de Jeddah, l’équipe de WET Design travaille plusieurs années à adapter un système de jet d’eau de mer de très grande hauteur, sur une embase implantée au large, dans un environnement marin soumis aux vents et au sel. Les sources évoquent une phase de conception et de mise au point technique de l’ordre de 3 à 4 ans.

  • Concepteur : WET Design, spécialiste des installations aquatiques spectaculaires.
  • Référence initiale : Jet d’Eau de Genève, adapté et dépassé en hauteur.
  • Objectif symbolique : rivaliser avec la Statue de la Liberté en terme de hauteur perçue.

Un élément souvent méconnu, mais très parlant, est la forme de la base du jet : elle rappelle un brûleur d’encens traditionnel objet omniprésent dans la culture de la péninsule arabique. Nous y voyons un choix assumé de relier une prouesse technologique moderne à un symbole domestique et culturel profondément ancré dans la société saoudienne, ce qui confère à l’ensemble une dimension identitaire forte.

Caractéristiques techniques et architecture du jet d’eau

El jet d’eau du roi Fahd est aujourd’hui reconnu comme le plus haut jet d’eau du monde, avec une hauteur maximale de 312 mètres selon les conditions de vent. Les données officielles mentionnent une hauteur moyenne comprise entre 260 et 312 mètres, les jours de vent favorable permettant d’atteindre le sommet du record. Cette performance place la fontaine de Jeddah très au-dessus des autres installations de ce type, que ce soit le Jet d’Eau de Genève ou les jets des grandes fontaines chorégraphiées d’Asie.

Techniquement, le système repose sur un ensemble de 3 pompes industrielles de très forte capacité, qui propulsent un débit de 625 litres d’eau de mer par seconde. Certaines estimations hydrauliques évoquent même des pointes théoriques autour de 18 100 litres par seconde, ce qui donne une idée de la puissance mise en œuvre. L’eau est projetée à une vitesse d’éjection d’environ 375 km/h, équivalente à plus de 230 miles par heure, générant une colonne compacte dont chaque masse ? d’eau peut atteindre un poids d’environ 16 000 kg en phase de retombée.

  • Hauteur maximale : jusqu’à 312 m.
  • Hauteur moyenne : 260–312 m selon le vent.
  • Nombre de pompes : 3 pompes principales à haut débit.
  • Débit : 625 L/s (avec des capacités de pointe bien supérieures).
  • Vitesse de sortie : environ 375 km/h.
  • Superficie de l’ensemble : environ 16 800 m?.

L’installation ne se limite pas à un seul jet central. Elle comprend une fontaine principale y 5 fontaines subsidiaires, organisées sur une plateforme implantée au large de la côte. Ce dispositif étagé permet une mise en scène plus riche, même si le regard se porte surtout sur la gigantesque colonne centrale qui domine la skyline de Djeddah. La conception a dû intégrer la poussée du vent, la dispersion des gouttelettes, et la visibilité à longue distance, l’objectif étant que le jet soit perçu depuis la quasi-totalité de la ville.

L’un des défis les plus complexes concerne l’utilisation directe de l’eau de mer de la mer Rouge. Cette eau contient un niveau élevé de sel, de minéraux et de matières organiques, qui peuvent provoquer une corrosion rapide des conduites, buses et pompes. Pour y répondre, les ingénieurs ont conçu un système à plusieurs étages :

  • Implantation des pompes dans une fosse technique protégée, isolée des chocs directs et des dépôts massifs.
  • Passage de l’eau au travers de filtres à sable y filtres organiques destinés à limiter les dépôts et la prolifération de vie marine dans les conduits.
  • Usage de matériaux anti-corrosion, adaptés à un environnement marin agressif, inspirés des pratiques de l’industrie offshore pétrolière.
  • Maintenance annuelle planifiée d’environ 3 semaines, durant laquelle la fontaine est entièrement arrêtée pour inspection, nettoyage et remplacement des pièces critiques.

Nous avons ici un cas typique de génie hydraulique en milieu salin, avec des contraintes proches de celles rencontrées sur les plateformes offshore du golfe d’Aqaba ou du golfe Persique. Notre avis est que la capacité des équipes saoudiennes et internationales à maintenir, depuis le milieu des années 1980, un jet d’eau de mer d’une telle hauteur constitue un succès technique souvent sous-estimé.

L’éclairage nocturne est un autre volet clé. Plus de 500 projecteurs haute puissance sont installés autour de la base de la fontaine et sur la plateforme technique. Ces équipements, conçus pour résister à la chute de plusieurs milliers de tonnes d’eau chaque nuit, produisent un faisceau lumineux qui met en valeur la colonne d’eau sur des kilomètres, créant une signature visuelle très forte sur la côte de la mer Rouge. Les choix de température de couleur, de dispersion et d’angle ont été optimisés pour conserver une silhouette nette, même en présence d’embruns.

Portée culturelle et symbolique pour Djeddah et l’Arabie Saoudite

Au fil des décennies, la fontaine du roi Fahd s’est imposée comme l’emblème contemporain de la ville de Djeddah. Les habitants de cette métropole côtière, qui comptait plus de 4 millions d’habitants au milieu des années 2010, considèrent le jet comme un repère quasi omniprésent. Les sources institutionnelles saoudiennes indiquent que la fontaine a été conçue pour être visible par tous les habitants, quelle que soit leur distance ? dans l’agglomération, ce qui traduit une volonté assumée d’en faire un marqueur identitaire collectif.

Ce rôle symbolique dépasse la dimension simplement décorative. La fontaine est systématiquement mise en avant dans :

  • Les campagnes de promotion de Djeddah par les autorités touristiques saoudiennes.
  • Les supports de communication des grandes compagnies aériennes comme Saudia, compagnie nationale du secteur aérien.
  • Les brochures officielles liées au Hayy et à la Umrah, où Djeddah est décrite comme la porte d’entrée des lieux saints.
  • Les œuvres photographiques et littéraires de créateurs saoudiens relatant la transformation de la ville depuis les années 1970.

La base en forme de brûleur d’encens constitue un trait particulièrement fort. L’encens, ou bakhoor, occupe une place centrale dans la culture domestique saoudienne, associé à l’hospitalité, à la purification de l’air, et aux cérémonies familiales. En transposant cette forme à l’échelle monumentale, les concepteurs insèrent la fontaine dans un imaginaire où modernité technique et traditions bédouines cohabitent. Cette articulation nous semble beaucoup plus subtile que les compositions mythologiques rencontrées dans les grandes fontaines européennes, comme la Fontaine de Trevi à Rome ou les bassins de Versailles, centrés sur des figures de dieux antiques.

Nous pouvons dresser un bref parallèle entre les logiques symboliques :

  • Les fontaines européennes classiques, notamment celles de la Renaissance et de l’époque baroque, mettent en scène des allégories religieuses ou mythologiques, avec un usage sculptural de la pierre.
  • La fontaine de Jeddah mise sur l’abstraction géométrique du jet et sur un objet domestique traditionnel (le brûleur d’encens) comme socle symbolique.
  • L’eau n’y est pas un décor, mais le cœur du monument : une colonne pure, sans statues, qui traduit l’ambition technologique et la maîtrise de la ressource.

Les témoignages locaux, relayés par les guides touristiques et les sites institutionnels, insistent souvent sur la fierté générée par ce monument, offert par le roi Fahd. À nos yeux, la fontaine joue un rôle comparable, pour Djeddah, à celui occupé par la tour Eiffel pour Paris ou le Burj Khalifa pour Dubai : une silhouette immédiatement identifiable, indissociable de l’identité visuelle de la ville, et régulièrement associée à des moments de célébration nationale.

Visiter la fontaine : expérience touristique et points de vue

Pour les voyageurs, la fontaine de Jeddah fait partie des étapes incontournables lors d’un séjour sur la côte de la mer Rouge. Située au large de la Corniche de Jeddah, promenade littorale entièrement réaménagée dans les années 2010, elle se contemple surtout depuis la rive, car l’accès direct à la base n’est pas ouvert au public. Les coordonnées GPS généralement indiquées sont 21.51566, 39.14505, ce qui situe précisément la plateforme du jet à quelques centaines de mètres des jardins côtiers.

Les activités les plus appréciées autour de la fontaine s’organisent surtout en fin de journée et en soirée :

  • Balades à pied le long de la Corniche de Jeddah, avec vue dégagée sur le jet.
  • Sessions photo au coucher du soleil, lorsque la lumière dorée se reflète sur la colonne d’eau.
  • Observation nocturne du spectacle lumineux depuis les bancs et esplanades en bord de mer.
  • Moments de détente en famille, très fréquents les week-ends et durant les fêtes nationales saoudiennes.

Les estimations issues des guides de voyage et plateformes touristiques suggèrent que la fontaine attire plusieurs millions de visiteurs par an, si l’on agrège les habitants, les voyageurs d’affaires, les pèlerins du Hayy transitant par Djeddah, et les touristes internationaux. Même si les chiffres varient selon les années et les politiques de visas, la présence constante de groupes sur la Corniche en soirée confirme l’attrait de ce repère visuel.

Pour les passionnés de photographie, nous recommandons deux approches distinctes :

  • Une prise de vue en longue exposition (plusieurs secondes) depuis un trépied, qui transforme le jet en voile continu, avec les lumières de la ville en arrière-plan.
  • L’utilisation d’un téléobjectif (200 mm ou plus) pour isoler la silhouette de la colonne d’eau sur le ciel, ou pour composer des images où le jet se détache derrière la skyline de Djeddah.

Nous considérons que le meilleur moment pour profiter pleinement du lieu se situe autour du crépuscule, lorsque la lumière naturelle se mêle progressivement à l’éclairage artificiel. Cela permet d’apprécier à la fois le volume réel de la colonne d’eau et la transformation visuelle générée par l’allumage des 500 projecteurs. L’accès est gratuit, ce qui renforce le rôle de la fontaine comme espace partagé, accessible sans barrière économique, dans une ville en pleine mutation urbaine.

Jeux d’eau et spectacles lumineux

Le fonctionnement de la fontaine du roi Fahd repose sur un principe de spectacle quasi permanent, plutôt que sur des shows horaires très scénarisés comme à Las Vegas ou à Dubai. Le jet fonctionne en continu une grande partie de la soirée, avec des interruptions en journée liées aux conditions de vent, aux opérations de maintenance, ou à des contraintes spécifiques de sécurité maritime.

La nuit, la combinaison du jet et des projecteurs crée un effet de colonne lumineuse qui peut être perçue à plusieurs kilomètres, y compris par les navires croisant au large de Djeddah. Les projecteurs, nombreux et puissants, génèrent une palette de nuances allant du blanc intense à des variations plus chaudes, accentuant la perception tridimensionnelle du panache d’eau. Nous ne sommes pas dans un système de fontaines musicales complexes, mais dans une mise en scène continue, qui s’inscrit davantage dans le registre du repère urbain nocturne que dans celui du spectacle chorégraphié.

  • Nombre de projecteurs : plus de 500 unités spécialisées.
  • Type de spectacle : illumination continue, avec arrêts en cas de vents forts.
  • Fréquence : fonctionnement quotidien en soirée, sous réserve de maintenance.

Lors des grandes fêtes nationales saoudiennes, comme la Fête nationale du Royaume célébrée chaque année le 23 septembre, la fontaine devient un point de rassemblement majeur, complétée par des feux d’artifice, des projections lumineuses sur les immeubles voisins et des animations de la Corniche de Jeddah. Les sites touristiques locaux soulignent une fréquentation très élevée à ces dates, avec des milliers de résidents et de visiteurs venant profiter de la combinaison entre jet, lumière et célébrations patriotiques.

À l’échelle mondiale, le record de hauteur de 312 mètres reste l’un des arguments centraux de la communication autour de la fontaine. Le chiffre est régulièrement mis en avant par les institutions saoudiennes et par les encyclopédies de records, ce qui place la fontaine de Jeddah dans la catégorie des grandes infrastructures symboliques nationales, au même titre qu’une tour ou un viaduc exceptionnellement haut.

Gestion de l’eau de mer et approche de durabilité

La question de la durabilité et de la gestion des ressources fait désormais partie intégrante de l’image que souhaite projeter l’Arabia Saudita, notamment dans le cadre du programme stratégique Vision 2030 lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane. La fontaine de Jeddah s’inscrit dans cette dynamique en adoptant plusieurs principes techniques compatibles avec une logique de préservation des ressources.

Tout d’abord, l’installation utilise exclusivement de l’eau de mer pompée dans la mer Rouge, et non de l’eau douce issue des systèmes de dessalement ou des nappes phréatiques. Cela signifie que l’empreinte sur les ressources en eau potable est quasi nulle, ce qui représente un choix significatif dans un pays aride où les infrastructures de dessalement – souvent opérées par des entités comme la Saline Water Conversion Corporation, acteur public du secteur de l’eau – sont déjà fortement sollicitées.

  • Type d’eau utilisée : eau de mer brute de la mer Rouge.
  • Objectif : ne pas mobiliser d’eau douce pour un usage purement esthétique.
  • Enjeu : limiter la pression sur les infrastructures de dessalement.

Ensuite, le système de filtration – filtres à sable, filtres à matières organiques et dispositifs anti-corrosion – participe indirectement à la protection de l’environnement marin. En réduisant la formation de dépôts et la dégradation prématurée des conduites, il diminue la fréquence de remplacement de composants métalliques, donc la quantité de déchets industriels générés. Les ingénieurs ont dû s’inspirer des pratiques de l’industrie pétrolière offshore du Royaume, dominée par Saudi Aramco, pour développer des alliages et revêtements spécifiques résistants aux attaques chimiques du sel.

Des opérations de maintenance régulière sont menées afin de calibrer la hauteur du jet et de limiter la dispersion des embruns vers la côte et les infrastructures voisines. Cela rejoint les efforts plus larges de la municipalité de Djeddah et du Ministère des Municipalités, des Affaires rurales et du Logement pour préserver les espaces publics littoraux, dans un contexte où les effets des embruns salés sur la végétation, les mobiliers urbains et les revêtements doivent être maîtrisés.

  • Maintenance annuelle : arrêt complet d’environ 3 semaines pour inspection technique.
  • Suivi environnemental : réglage du jet pour limiter les embruns et les retombées salines sur la Corniche.
  • Alignement stratégique : compatibilité avec les objectifs de Vision 2030 en matière de gestion durable des ressources.

Notre appréciation est que, même si la fontaine reste un monument énergivore – toute structure projetant de l’eau à plus de 300 mètres nécessite une puissance considérable – son recours à l’eau de mer et les optimisations techniques mises en place en font un symbole intéressant de l’équilibre recherché entre prestige urbain et conscience environnementale dans le Royaume. À long terme, l’intégration de systèmes de gestion énergétique plus performants (par exemple via une alimentation partielle par des parcs solaires régionaux) pourrait renforcer cette dimension durable.

Conclusion : un repère mondial pour Djeddah et la mer Rouge

À l’échelle internationale, la fontaine de Jeddah, avec son jet culminant à 312 mètres, s’impose comme l’un des monuments aquatiques les plus spectaculaires jamais réalisés. Conçue entre 1980 et 1983, mise en service en 1985 et offerte par le roi Fahd ben Abdelaziz Al Saoud à la ville de Djeddah, elle symbolise l’entrée de l’Arabia Saudita dans une ère de grands projets urbains et d’affirmation architecturale.

Nous y voyons une synthèse particulièrement réussie entre :

  • Une prouesse technique : 3 pompes, 625 L/s d’eau de mer, 375 km/h de vitesse de sortie, record mondial de 312 mètres.
  • Une dimension culturelle : base en forme de brûleur d’encens, ancrage dans les usages domestiques saoudiens, rôle d’emblème pour Djeddah.
  • Une expérience touristique : point d’orgue de la Corniche de Jeddah, vue sur la mer Rouge, millions de visiteurs, séances photo au crépuscule.
  • Une réflexion sur la ressource : utilisation d’eau de mer, dispositifs anti-corrosion, entretien régulier, alignement avec les ambitions de Vision 2030.

Pour celles et ceux qui préparent un voyage en Arabia Saudita ou un passage par Djeddah dans le cadre du Hayy ou d’un séjour sur la côte de la mer Rouge, nous recommandons clairement d’intégrer une soirée sur la Corniche afin d’observer la fontaine sous différents éclairages. Planifiez votre visite à cette icône aquatique, contemplez son jet de 312 mètres dominé par les lumières nocturnes, et mesurez pourquoi elle surpasse, à bien des égards, les autres fontaines monumentales du monde.

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