NEOM : Le Projet Visionnaire de l’Arabie Saoudite
Les Fondements du Projet NEOM
Nous remontons aux origines de NEOM, dévoilé par Mohammed ben Salmane en 2017 comme le meilleur endroit pour vivre et travailler ?, fusion de neo ? et du M ? symbolisant le Royaume et son leader[1]. Ancré dans la stratégie Vision 2030, lancée en avril 2016, ce projet répond à l’urgence de diversifier une économie où le pétrole représente encore 40 % du PIB en 2024, face à la hausse de la consommation intérieure d’énergie et aux fluctuations des cours mondiaux[2]. Sa localisation stratégique, sur 26 500 km? – plus grand que le Koweït –, positionne NEOM au carrefour géopolitique idéal pour capter les flux mondiaux.
Nous identifions cinq piliers majeurs qui structurent cette vision :
- Innovation technologique : Intégration massive de l’Intelligence Artificielle (IA) et de la robotique pour une gouvernance autonome.
- Développement durable : Objectif de 100 % d’énergies renouvelables, solaire et éolien dominant.
- Urbanisme intelligent : Villes zéro voiture, avec hyperconnectivité 5G et mobilité autonome.
- Gouvernance spécifique : Statut quasi-indépendant, attirant investissements étrangers via régimes fiscaux avantageux.
- Ouverture globale : Visa simplifiés pour talents internationaux, visant 1 million de résidents d’ici 2030.
À notre avis, cette architecture pose les bases d’un État dans l’État ?, test grandeur nature pour la modernisation saoudienne.
Les Composantes Clés de NEOM
The Line domine par son audace : une cité linéaire de 170 km de long, deux miradors parallèles de 500 m culminant à 200 m de largeur, conçue pour 9 millions d’habitants sans émissions carbone[1][3]. En 2025, les travaux avancent sur un tronçon test, intégrant transports hyperloop et IA pour des trajets de 5 minutes maximum. Nous notons l’innovation d’une ville sans rues, où drones et pods autonomes relient tous les services essentiels.
Les autres districts complètent l’écosystème :
- Oxagon : Zone industrielle flottante de 18 km? sur la mer Rouge, focalisée sur l’industrie 4.0 et production d’hydrogène vert, avec mises en service prévues de 2025 à 2030 et investissements de 10 milliards de dollars via partenariats[1].
- Trojena : Station de montagne à 2 600 m d’altitude près de Tabuk, pour sports d’hiver, accueillant les Jeux asiatiques d’hiver 2029 avec hôtels et pistes dès 2026[1].
- Sindalah : Île luxe de 84 km? ouverte en octobre 2024, vitrine touristique avec 1 200 chambres, yacht-club et golf, générant déjà 2,8 milliards de dollars de revenus projetés annuels[2].
NEOM Stadium, suspendu à 350 m dans The Line, offrira 46 000 places alimentées par énergies renouvelables, prêt pour 2032 et événements mondiaux[3]. Gouvernée par NEOM Company, cette constellation attire géants tech via cadres incitatifs.
Les Impacts Économiques de NEOM
Avec un budget phase 1 de 370 milliards de dollars d’ici 2035 et total potentiel à 8 800 milliards jusqu’en 2080, NEOM pèse lourd sur les finances saoudiennes, financées à 40 % par le Public Investment Fund (PIF) qui gère 925 milliards de dollars en 2025[1][6]. Nous prévoyons 380 000 emplois directs en construction et services, boostant le PIB de 5 % annuels via tourisme et logistique sur routes maritimes de la mer Rouge.
Scénarios contrastés émergent à notre analyse : optimiste, NEOM diversifie l’économie en hub high-tech rivalisant Silicon Valley, Californie ; prudent, surcoûts et dépendance pétrole freinent, comme les révisions de The Line à 2,4 km d’ici 2030[2]. Voici un aperçu chiffré :
| Composante | Investissement (milliards $) | Emplois projetés | Date clé |
|---|---|---|---|
| The Line | 500-1 500 | 300 000 | 2030 (phase test) |
| Oxagon | 10 | 95 000 | 2025-2030 |
| Trojena | 15 | 10 000 | 2026 |
Les Défis et Critiques de NEOM
Économiquement, les audits de 2025 par cabinets comme McKinsey & Company révèlent des révisions drastiques : The Line passe de 16 km à 2,4 km d’ici 2030, population cible de 1,5 à 300 000 habitants, sous tensions budgétaires post-pandémie[1][2]. Nous percevons un risque de dépendance aux financements souverains face à un déficit budgétaire saoudien de 67 milliards de dollars en 2024.
Environnementalement, la construction désertique menace écosystèmes de la mer Rouge, avec artificialisation de 26 500 km? et consommation d’eau massive, contredisant la rhétorique zéro carbone[2]. Humainement, ONG comme Human Rights Watch dénoncent déplacements forcés de tribus Howeitat depuis 2022 et surveillance IA intrusive[8]. Nous jugeons ces critiques légitimes, appelant à une gouvernance plus transparente.
Les Partenariats Stratégiques et Collaborations
Le Public Investment Fund (PIF), bras armé de Vision 2030, injecte 70 % des fonds, complété par banques comme HSBC Holdings plc et fonds qataris[1][5]. McKinsey & Company, cabinet de conseil stratégique, pilote la planification depuis 2018 avec contrats de 100 millions de dollars[6].
- Air Products pour hydrogène vert à Oxagon, investissement de 5 milliards de dollars en 2023.
- Volvo Cars et CEAD Group pour mobilité autonome à The Line.
- Red Sea Global, filiale PIF, pour écotourisme intégré.
Nous saluons ces alliances avec universités comme KAUST (King Abdullah University of Science and Technology) pour R&D, positionnant NEOM comme aimant à talents mondiaux.
Le Rôle de NEOM dans la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite
Vision 2030, pilotée par MBS depuis 2016, cible réduction de la dépendance pétrolière de 70 % à 30 % du PIB d’ici 2030 via tourisme (100 millions de visiteurs) et tech[1]. NEOM en est le joyau, complétant Qiddiya à Riyad et Red Sea Project avec 50 hôtels luxe.
Nous observons des tensions : retards dus à inflation des matériaux (+20 % en 2024) forcent arbitrages entre NEOM et besoins sociaux comme santé, testant la résilience du Royaume.
Perspectives d’Avenir et Innovations Attendues
Vers 2030, NEOM déploiera IA prédictive pour santé personnalisée et énergie 100 % renouvelable (40 GW solaire prévu). Tests en 2025 sur Sindalah valident drones logistiques et data centers verts[4].
Scénarios à notre projection : succès mondial d’ici 2045 avec 10 millions d’habitants ; intermédiaire focalisé sur tourisme/industrie ; ou révision sous contrainte budgétaire. Globalement, NEOM inspire comme Songdo, Corée du Sud, unique par ses ressources et géopolitique.
Conclusion : Synthèse et Appel à l’Action
NEOM symbolise l’Arabie saoudite nouvelle : visionnaire sous MBS, promettant diversification et innovation, mais freinée par coûts pharaoniques et controverses[1][6]. Nous y voyons un potentiel transformateur malgré risques.
Restez attentifs aux avancées concrètes de 2026, comme ouvertures à Trojena. Abonnez-vous à notre newsletter pour analyses chiffrées, partenariats frais et innovations qui modèleront ce futur saoudien.






